Burnout: épuisement ou maltraitance professionnelle ? Quelques points de repères

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Aujourd’hui tout le monde parle du burnout à toutes les sauces. Et pourtant cela reste un sujet méconnu et en partie tabou. Ce qui rend difficile pour les personnes touchées d’en prendre conscience suffisamment tôt, et d’aller chercher de l’aide aux bons endroits.

De plus, le burnout peut être un « simple » épuisement professionnel, mais il peut aussi être doublé de maltraitance et de perversion (cf. ci-dessous). Comment faire la part des choses?

Car lorsque l’on fait un burnout, on doute énormément de soi, de ses capacités, de sa légitimité. Ce qui biaise notre perception de la situation et ne nous aide pas à faire le point :

Qu’est-ce qui m’arrive? Est-ce que je suis malade? Ou est-ce que c’est normal d’avoir des palpitations tout le weekend? Qu’est-ce que je fais de faux? Est-ce que mes collaborateurices sont intraitables avec moi parce que j’ai fait des erreurs, ou est-ce que j’ai fait des erreurs parce que mes collaborateurices sont intraitables avec moi? Est-ce que j’ai vraiment fait des erreurs, d’ailleurs, ou pas? J’ai l’impression qu’on me maltraite, je débloque ou il y a quelque chose? Est-ce que c’est de ma faute?

Dans ce post, je vais proposer quelque outils qui peuvent t’aider à clarifier ta situation :

  • Face à l’épuisement professionnel — le MBI
  • Face à la maltraitance professionnelle — le LIPT

Mais avant cela:

Ce que tu ne veux pas entendre: demande de l’aide professionnelle !

En cas de détresse, tu vas naturellement te tourner vers ta famille et tes amis. Et iels seront sûrement de très bonne volonté — mais pas forcément de bons conseils. Iels n’ont pas vécu les choses que tu as vécues, iels n’en ont pas été témoins. Et même s’iels sont de bons conseils, il y a des chances pour que tu n’entendes pas ce qu’iels disent.

Suivant ton environnement de travail, et d’autant plus s’il y a de la maltraitance et de la perversion en jeu, il y a des chances que tes collègues et supérieur·e·s soient elleux-aussi de mauvais conseils. Iels ne sont pas neutres, préoccupé·e·s à protéger leurs fesses dans une entreprise ou institution qui se préoccupe avant tout de sa survie. Même les instances de régulation et de médiation peuvent s’en trouver compromises.

Étonnamment, même certaines personnes qui ont fait un (ou plusieurs) burnout peuvent parfois s’avérer être de mauvais conseils en la matière, tant les situations sont différentes.

Alors tu vas te tourner vers Internet. Mais tu le sais, on trouve tout et son contraire sur des blogs persos comme celui-ci, et il est difficile de mesurer le niveau d’expertise — ou non — dernière les pages visitées. (Disclaimer: théologeek ≠ expert sur ces sujets)

Alors toutes ces personnes et ressources sont utiles, mais elles sont insuffisantes.

Si tu as besoin d’aide compétente en la matière, il te faut une aide professionnelle: médecin traitant, médecin du travail, psy*(chiatre, chothérapeute, kokwak, ou autre).

Mais si tu es comme moi, c’est un pas qui n’est pas facile à franchir. Peut-être que tu as eu des mauvaises expériences par le passé. Peut-être que tu penses que si tu n’y penses pas ça va s’en aller. Peut-être que tu penses que tu vas t’en sortir tout seul (c’est d’ailleurs un facteur de prédisposition au burnout).

Alors je vais essayer de proposer dans ce post quelques éléments pour clarifier et objectiver ta situation. Pas pour te passer d’une aide professionnelle, mais au contraire pour t’encourager à en chercher une, et une adaptée, si tu en as besoin.

Le burnout, c’est quoi?

C’est compliqué, déjà.

Causes, diagnostique, statut, tout ça est joyeusement débattu. Voici une petite brochure assez bien foutue, comme il en existe d’autres pas si mal foutues non plus…

Selon l’approche de Maslach, largement généralisée, le burnout — ou syndrome d’épuisement professionnel — est caractérisé par:

  1. Épuisement émotionnel: le travail devient difficile, fatiguant, stressant. La personne se sent « vidée » émotionnellement, physiquement, mentalement.

  2. Dépersonnalisation: la personne devient cynique, désengagée vis-à-vis des collègues ou clients, déshumanisée, impression de voire la réalité comme à travers un brouillard apathique.

  3. Perte de sens d’accomplissement personnel: dévalorisation de soi, de ses compétences, sentiment d’inefficacité et d’inadéquation avec son poste.

Les causes sont multiples, et le burnout est un processus: 

Le processus de développement du burn-out
Selon le modèle de Cordes et Dougherty, CC-BY-SA, Wikipédia.

Ayant dit cela:

Où en suis-je? Le test d’inventaire de burnout de Maslach

Inventaire de Burnout Maslach

Le Test d’Inventaire de Burnout de Maslach — MBI n’est pas le seul, mais il semble être le plus utilisé pour mesurer l’épuisement professionnel — même s’il fut considéré comme de la « pop-psychology » lors de sa publication dans les années 1980.

Il est composé de 22 affirmations, que l’on évalue soi-même sur la fréquence à laquelle on les ressent, allant de Jamais à Chaque jour. Ces 22 affirmations correspondent aux trois dimensions du burnout: 9 pour l’épuisement émotionnel, 5 pour la dépersonnalisation, et 8 pour l’accomplissement personnel.

Passe le test, comptes tes points, et cela te donnera une petite indication de où tu te situes en termes d’épuisement professionnel.

À nouveau, faire cela tout seul dans son coin ne remplace pas le fait de le faire avec un·e professionnel·le, qui pourra bien mieux l’interpréter et éviter certains biais.

Burnout, d’accord, mais je vous mets une dose de maltraitance en plus?

Il faut malheureusement aller un poil plus loin. Söderström et Hack1 distinguent:

  • l’épuisement professionnel « simple », de
  • l’épuisement professionnel avec maltraitance — à laquelle peut s’ajouter une perversion.

Des situations différentes qui demandent une approche différente du thérapeute. En gros, selon mes notes (et je rappelle ici encore que je ne suis pas un expert):

L’épuisement professionnel simple:

  • Est fréquent dans un cabinet de psychiatre : ⅓ à ¼ des nouveaux cas.

  • Plus la première consultation est précoce plus le traitement est facilité.

  • Souvent liés à un surinvestissement du travail vécu comme lieu de réponse aux questions existentielles, ainsi qu’à des possibles transferts opérés sur le monde professionnel vécu comme une famille.

  • Peut-être vu comme un trouble d’adapation (læ patient·e est arrivé·e au bout de ses capacités d’adaptation, au bout de ses ressources) qui engendre une atteinte au narcissime (sentiment de faillite, qui touche la personne dans sa globalité à cause d’un surinvestissement du travail).

  • « Lors d’un épuisement professionnel simple, un arrêt de travail mesuré, une renégociation avec l’employeur et une prise en charge psychothérapeutique suffisent en général à obtenir une évolution favorable. » (p.200)

L’épuisement professionnel avec maltraitance:

  • Le surinvestissement de la personne peut pousser à voir la maltraitance trop tard.

  • Quelques exemples de maltraitances mentionnés: stress crée par des discours sur la « loyauté envers l’entreprise », dénigrement systématique de l’activité, contrôles incessants, mise en échec permanente des initiatives, retrait progressif des responsabilités.

  • En cas de maltraitance, le thérapeute doit se montrer actif, prendre position: « il faut explorer avec le patient le hic et nunc du système professionnel et engager si possible une collaboration avec le médecin du travail de l’entreprise. » (p.200) Pour travailler sur l’environnement, et pas uniquement la personne.

  • Une attention doit être faite à la présence d’une forme de perversion.

Maltraitance avec perversion:

  • Selon P.-C. Racamier, la perversion est « une façon organisée de se défendre de toute douleur et contradiction internes et de les expulser pour les faire couver ailleurs, tout en se survalorisant, tout cela aux dépens d’autrui. » 2

  • Dans le contexte professionnel, cela s’opère en déplaçant l’échec sur un collaborateur: « mon échec, c’est votre échec ».

  • Déni à l’autre des qualités comme: signification, origines, autonomie, désirs propres. L’autre devient objet dépotoir.

  • Il y a dynamique de prédation: pousser l’autre au stress → à la peur → à l’isolement → pour s’en débarrasser.

  • La Perversion est maltraitance ET déni de son effet néfaste sur l’autre. Le conflit réel est caché, nié, en faisant porter le chapeau la victime. Si le conflit est impossible à traiter à cause du fonctionnement pervers, il y a risque pour la victime de l’internaliser.

  • Socialement, c’est le concept du harcèlement moral (mobbing). Exemple parmi d’autres donné de système pervers: quand l’instance de médiation est en telle accointance avec le reste du contexte professionnel qu’elle n’est plus fonctionnelle.

Thérapeutiquement:

  • Validation: « Dire qu’il s’agit d’une agression et non d’un conflit de travail modifie la perception de l’événement. » (p. 201) C’est le premier acte thérapeutique. « Nommer l’agression est une bataille en soi car la banalisation disqualifie la souffrance psychique. » (p.203)

  • Ce recadrage peut aussi changer le but visé par le patient: de « faire valoir son bon droit » à simplement: survivre au prédateur. Avoir du plaisir, penser, écrire, rêver, réinvestir son corps.

  • Il y a besoin de sortir de la paralysie créée par le système pervers, changer de position face à la maltraitance: trouver un autre travail, porter plainte, écrire son histoire, etc.

  • « Il faut souvent faire un certificat qui précise que les troubles sont imputables au milieu professionnel pour ne pas être pris dans le système pervers. » (p. 202)

  • Un contact direct avec un médecin du travail de l’entreprise est déterminant pour ouvrir de nouvelles possibilités.

Être ou ne pas être maltraité: le LIPT à la rescousse

Est-ce que je suis simplement épuisé parce que j’ai surinvesti mon lieu de travail, que je transfère des situations familiales sur mon employeur, et que j’essaie de tenir bon par mes propres forces?

Ou est-ce qu’il y a maltraitance — et peut-être plus?

À nouveau, difficile d’être objectif en situation de crise et de souffrance.

Inventaire de Burnout Maslach

Ici le LIPT peut aider à y voir plus clair. Le Leymann Inventory of Psychological Terror3 est une liste de 45 actions de violence psychologique au travail (harcèlement moral / mobbing). Ces actions sont réparties dans les catégories suivantes:

  • Empêcher la personne de s’exprimer
  • Isoler la personne
  • Discréditer la personne dans son travail
  • Déconsidérer la personne auprès des collègues
  • Compromettre la santé de la personne

On parle de harcèlement uniquement s’il y a exposition fréquente sur une longue durée. C’est-à-dire si une ou plus de ces 45 actions apparaît au moins une fois par semaine sur une période d’au moins un an.

Passe le LIPT. Pas uniquement pour savoir si tu es victime de harcèlement moral stricto-sensu. Mais déjà pour débanaliser la violence sur le lieu de travail: il se peut que tu aies toi-même internalisé certains comportements, les considérant comme normaux ou justifiés. Alors que c’est de la violence.

À nouveau, en parler avec quelqu’un·e d’extérieur et compétent est utile.

Et d’autres formes de maltraitances encore?

Je ne suis pas expert en la matière (je ne sais pas si je l’ai déjà dit). Mais je me demande s’il n’y a pas d’autres choses qui sont de l’ordre de la violence psychologique, et qui n’apparaissent pas dans le LIPT (il y a certes la question 6 qui est ouverte).

Par exemple:

  • Les micro-agressions: des petits comportements ou propos qui portent préjudice, intentionnels ou non, et qui usent jusqu’à ce que la goutte d’eau de trop fasse péter le barrage. Généralement envers un groupe marginalisé: 

    La micro-agression peut cibler et marginaliser tout groupe pouvant être défini, y compris ceux qui partagent un groupe d’âge ou un système de croyance. La micro-agression est une manifestation de l’intimidation qui utilise des jeux de pouvoir micro-linguistiques pour marginaliser toute cible par une manifestation subtile d’intolérance en signifiant le concept d’ « autre ».Wikipédia, Micro-agression
  • Communication non non violente (CNNV): l’utilisation répétée de communication violente, qui ne laisse pas de place à la discussion, au désaccord, et qui impose ses opinions avec force et nuisance, tout en créant un climat de peur.

  • Le refus d’accorder de la crédibilité: ici on laisse la personne s’exprimer (contrairement à l’action 1–1), mais on ne l’écoute pas, on n’entend pas ce qu’elle dit, on ne pas donne pas de poids à ses arguments ou idées, ou on ne la croit pas.

Qu’en penses-tu?
Que rajouterais-tu?

Allez, tu sais très bien à qui je m’adresse en écrivant tout ça.
Alors bouge-toi 🙂

Petite perspective théologeeko-spirituelle sur la maltraitance

En cas de maltraitance, la colère est légitime.

Le problème de la colère n’est pas sa présence, mais sa manifestation. En colère, on a tendance à vouloir faire mal. Mais la colère est une réaction normale à l’injustice, parce que l’injustice, c’est pas juste !!

C’est ce que j’aime dans les histoires de justiciers, super-héros ou non, qui prennent sur eux de faire respecter la justice quand personne d’autres ne le fait. Parce qu’on a besoin fondamentalement que justice soit faite !

/!\ Ne lis pas plus loin si tu ne veux pas entendre de bondieuseries.

Et ça, en spiritualité chrétienne en Occident, il me semble qu’on l’a un peu vidé. On aime plus souvent parler d’un Dieu d’amour que d’un Dieu en colère. Probablement parce que la colère de Dieu a été abusée par le passé pour maltraiter de façon perverse, ok.

Pourtant, Dieu est en colère contre l’injustice.
Et ça, c’est une putain de bonne nouvelle !

Dieu est en colère face à l’injustice précisément parce qu’il est amour. Il ne supporte pas de voir ses créatures — qu’il aime tendrement — être maltraitées, abusées et détruites par un système pervers de surproduction ou de maltraitance justifiée.

C’est-à-dire que l’amour de Dieu est juste. Un amour mou, qui s’en fout de l’injustice, n’est pas de l’amour, c’est de l’indifférence. Mais ça veut dire aussi que la colère de Dieu est aimante. Ce n’est pas une colère rétributive, punitive, destructrice, disproportionnée.

Cela peut mener à quelques perspectives spirituelles qui peuvent être utiles en cas de maltraitance:

1. Trouver réconfort dans le fait que Dieu est vénère

Si tu es maltraité, et que tu en parles autour de toi, il se peut que tu sois bien accueilli par des gens ayant de l’intelligence émotionnelle. Mais il se peut aussi que tu sois accueilli avec indifférence, mépris, incrédulité, reproches, critiques, accusations de victimisation, etc. 

Et ça, c’est rajouter offense sur l’offense déjà commise.

Par contre si tu parles de ta colère à Dieu (et ici « parler » peut s’accompagner de cris, gesticulations loufoques, gros mots, et chaises cassées), tu seras accueilli autrement. Certes, par pas mal de silence, probablement. Surtout si tu n’as pas trop l’habitude de parler à Dieu. 

Mais il se peut qu’à travers ce silence tu réalises que ta colère est en fait simplement l’écho de celle de Dieu pour ta situation.

Tu n’es pas seul, Dieu n’est pas indifférent.

Et ça, ça fait du bien.

2. Remettre à Dieu la vengeance

La notion de « jour de jugement » peut sembler un peu désuète aujourd’hui. Mais si Dieu est juste, on peut lui faire confiance pour qu’il y ai un « jour du jugement », et que ce soit un jour de libération des maltraités par tous les pervers du monde.

Concrètement, en général, si j’essaie de me venger, je rajoute de la violence dans un monde qui en a déjà assez. Mais je n’ai pas besoin de me venger moi-même, de faire payer à l’autre. Je peux suivre l’exemple du Christ:

« Injurié, il ne ripostait pas par l’injure. Quand on le faisait souffrir, il ne formulait aucune menace, mais remettait sa cause entre les mains du juste Juge. » 2 Pierre 2, 23

Cela ne veut pas dire de supporter passivement l’injustice ! Non, faisons ce qui est de notre devoir pour rétablir ce qui peut l’être de justice. Y compris en faisant appels aux juges « terrestres », aux médecins du travail et à toute autre personne de bonne volonté. Mais ne mettons pas tous nos œufs dans ce panier.

N’oublions pas que ces combats sont des échos de celui que Dieu mène, et si les résultats sont insatisfaisants pour un temps, ils ne le seront pas pour toujours.

Si j’arrive sincèrement à remettre à Dieu ma vengeance, je suis libre de me battre pour la justice avec un détachement et une confiance que je n’aurais pas si ma vie dépendait de l’issue du combat.

Et je risque moins d’ajouter de l’injustice à l’injustice déjà présente.

3. Se réjouir dans l’injustice !

Il y a un côté un peu maso dans la Bible, car très souvent quand le Nouveau Testament parle de souffrance, il parle de joie en parallèle.

Par exemple, dans les Béatitudes, ces magnifiques paroles de Jésus:

Heureux ceux qui sont opprimés pour la justice, car le royaume des cieux leur appartient.

Heureux serez-vous quand les hommes vous insulteront et vous persécuteront, lorsqu’ils répandront toutes sortes de calomnies sur votre compte à cause de moi.

Oui, réjouissez-vous alors et soyez heureux, car une magnifique récompense vous attend dans les cieux. Car vous serez ainsi comme les prophètes d’autrefois : eux aussi ont été persécutés avant vous de la même manière.

La Bonne Nouvelle de Jésus-Christ amène un retournement des valeurs habituelles: celleux qui s’élèvent seront abaissé·e·s, celleux qui pleurent seront consolé·e·s, les dernier·e·s seront les premier·e·s, etc.

En étant malgré nous du côté des victimes d’injustices — des faibles, marginalisés et écrasés — on se retrouve en fait du côté de Dieu. Le bon côté de l’histoire.

Et ça, c’est un raison de faire la fête !

4. Se nourrir de la colère de Dieu, plutôt que de la nôtre

Si on a l’habitude de vivre de notre colère, on va s’engager uniquement pour les choses qui nous touchent personnellement.

De la même manière que nous sommes appelés à aimer de l’amour de Dieu (qui est un peu plus costaud que le mien), nous pouvons nous sensibiliser à la colère de Dieu face aux injustices qui nous entourent.

Et faire de cette colère une source d’énergie pour détruire les murs d’apathie que le capitalisme de consommation construit en nous, et nous engager pour la justice dans des situations qui ne nous concernent pas directement.

Voire dans lesquelles nous sommes les maltraiteurices ?


  1. Dag Söderström et Michel Hack, « Épuisement professionnel, maltraitance et perversion: problèmes thérapeutiques » (PDF) dans Swiss Archives of Neurology and Psychiatry, 2014, 165(6), pp.199–204. 

  2. Racamier, Paul-Claude (1992), « Pensée perverse et décervelage », Secret de famille et pensée perverse, Gruppo n° 8, Revue de psychanalyse groupale, Paris : Apsygée, p. 137–155. 

  3. I. Niedhammer, S. David, S. Degioanni et 143 médecins du travail, le « Leymann Inventory of Psychological Terror », LIPT Rev Epidemiol Sante Publique 2006 ; 54 : 245–62. 

3 commentaires

  • Merci, Olivier, de ce partage et de cette « étude » sur les différentes dimensions du burnout. Tu as vraiment creusé le sujet.
    Sur mon blog, j’ai aussi abordé ce thème, même si je n’ai pas (ou pas encore) passé par là. Mais, je me retrouve dans tes propos. Au moins en partie. https://jeanmarcleresche.ch/burn-out/

    En te lisant, je me demandais comment « étiqueter » le fait de ne penser qu’au travail. De peiner à trouver des dérivatifs. Parce qu’on est bien d’accord qu’un culte ne se prépare pas que devant son ordinateur à son bureau, que nous n’avons pas des horaires 8h00-12h00 et 14h00-18h00.
    Quand le travail prend toute la place, quand il occupe toutes les pensées, n’est-il pas en passe de nous consumer aussi ?
    Bien à toi et surtout prends bien soin de toi.
    Amitiés, Jean-Marc

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